TIPS pour vos contacts avec les journalistes

L’attachée de presse, souvent déclinée au féminin, est la meilleure alliée du journaliste. C’est en effet elle qui fournit la plupart des informations que celui-ci traite.

1. Ne pas appeler les journalistes au téléphone

Il faut savoir que le journaliste, surtout celui qui ne diffuse que sur internet, n’aime pas être dérangé par un coup de téléphone. Un appel téléphonique est pour la plupart d’entre eux intrusif. C’est pourquoi ils préfèrent les communications par mail, par message privé sur Facebook ou encore des entretiens en face-à-face.

Les deux principales raisons à cela :

  • Un coup de fil ne laisse pas de traces écrites de vos échanges.
  • Un journaliste traite plusieurs dossiers à la fois.

2. N’envoyez pas de mail trop volumineux

Il n’est pas utile de faire parvenir par mail tous les visuels illustrant votre communiqué de presse. Une image de face, une autre de dos et une dernière de trois quart suffiront. Choisissez-en de 1000 pixels de large, compressées à 85%.

Pour les autres visuels que vous souhaitez transmettre aux journalistes, privilégiez les espaces de stockage en ligne (du type WeTransfer, RapidShare, etc.). L’idéal est même de transférer les liens des visuels vers une salle de presse virtuelle afin qu’ils puissent les récupérer directement.

3. Envoyez tous les éléments dans le même mail

Évitez de tronquer votre message en deux parties, du type, le corps du communiqué de presse dans un premier mail et les visuels dans un second mail. Cela a le don d’irriter les journalistes. Ce type de mail indique d’ailleurs qu’il est trop volumineux pour tenir en un seul (cf. §2).

4. Bannissez les envois de mails multiples

Inutile d’envoyer à plusieurs reprises votre communiqué de presse. C’est une des choses qui agacent le plus les journalistes. Vous avez travaillé dessus des heures durant et avez hâte d’avoir leurs retours certes. Mais ce n’est pas la peine de les relancer dans les 24heures qui suivent par téléphone. Attendez trois jours pour faire le suivi personnalisé et leur laissé le temps de prendre connaissance du contenu.

5. Attention aux adresses collectives

La plupart du temps, en plus des adresses personnalisées, les communicants utilisent aussi des mails collectifs. Ils renvoient généralement à un ensemble de journalistes. Il faut donc éviter d’envoyer le même message sur les adresses personnalisées et les adresses collectives.

6. Évitez les mails sans grand intérêt

Chaque journaliste a son domaine de prédilection pour traiter les sujets. Inutile alors d’envoyer un communiqué de presse présentant le nouveau logiciel de votre marque alors qu’il ne traite que des sujets économiques. Cela ne fait que lui faire perdre son temps ainsi que le vôtre puisque votre message ne sera pas relayé.

7. Choisissez bien vos cibles

Suivant le point 6, il est donc primordial de bien sélectionner ses destinataires. Est-ce que la personne à qui vous envoyez votre communiqué est bien concernée par le sujet ?

8. Sachez à qui vous parlez

Apprenez à connaître vos correspondants. C’est d’autant plus important que chaque journaliste a ses propres exigences en termes d’informations, de données dont il a besoin pour traiter un communiqué de presse.

9. Connaitre ses cibles et ses précédents

Au-delà de l’aspect professionnel, connaître, bien connaître les journalistes à qui on s’adresse est une nécessité pour construire une relation durable. Une attention particulière devra donc être apportée à chacun suivant le vécu de chaque personne. Ne placez par exemple pas un journaliste à côté de son ancien patron, avec qui il n’est pas resté en bons termes.

10. Les petits détails comptent

On ne le répètera jamais assez, mais il faut prendre la peine de connaître les journalistes avec qui vous travaillez. Chacun a son tempérament. Il y en aura certains avec qui vous pourrez discuter librement, en toute légèreté et d’autres pas du tout. Retenez ce type d’informations.

La règle d’or à respecter scrupuleusement est bien sûr de ne jamais critiquer un journaliste devant un de ces confrères !

11. Ne promettez jamais rien

Si vous avez promis un prototype à un journaliste, vous devez lui fournir un prototype de votre produit. Il est très mal vu dans la relation de presse de faillir à ses promesses, car les journalistes construisent leurs articles suivant les données que vous leur transmettez et bien évidemment celles que vous leur avez promis. Si vous n’êtes pas en mesure de tenir votre parole, ils peuvent se retrouver dans l’embarras pour boucler leur article et leur rédaction encore plus !

12. Imposez-vous

Faites valoir vos compétences et votre connaissance des produits que vous souhaitez mettre en avant. Cela renforcera la légitimité de votre rôle en tant qu’attaché de presse auprès des journalistes. Il n’y a rien de pire qu’un attaché de presse qui ne sait pas de quoi il parle.

13. Choisissez les moments pour ne pas faire de commentaires

Certains journalistes peuvent vous demander votre avis concernant les produits que vous souhaitez mettre en avant. Dans ce genre de cas, le mieux que vous puissiez faire est de vous taire ou tout simplement éluder la question. Vous pouvez par exemple pour cela dire que « le produit s’insère parfaitement dans la gamme ».

14. Évitez les relations intimes avec les journalistes autant que faire se peut

Le monde de la presse est tout particulièrement difficile. Les histoires potaches se propagent extrêmement vite. Il est donc fortement déconseillé de s’embarquer dans des relations sans lendemain avec certains journalistes.

15. Gardez le cap sur vos propres méthodes

Il arrive que les journalistes essaient de s’attirer vos bonnes faveurs en vous donnant des conseils ici et là. N’en croyez rien et ne tombez pas dans le panneau, car au pire ils essaient de vous déstabiliser pour vous voir vous tromper à la prochaine conférence de presse.

Soyez PRO et pragmatique avant tout.

‘Relations Publiques’ riment avec ‘Médias Sociaux’ !

À l’ère du tout Internet, le métier d’attachée de presse change et prend une dimension 2.0.

Aujourd’hui, les relations presse sont au cœur d’une stratégie de communication plus globale qui intègre la dimension digitale et, de plus en plus, les nouvelles pratiques des médias sociaux. Quand les uns, à la vision plus traditionnelle, rechignent à intégrer le Community Management dans les tâches du chargé de Relations Publiques, les autres parlent d’earned media. Quoi qu’il en soit, les qualités requises pour devenir attachée de presse aujourd’hui ne sont plus les mêmes qu’il y a seulement 10 ou 15 ans. Le “consultant en relation avec les publics” peut gérer les médias sociaux et les techniques de référencement, qui maîtrise également les spécificités sectorielles de son client.

Place à  l’e-reputation grâce à votre attachée de presse !

Le Web cristallise tout ce qu’il se dit d’une marque ou d’une entreprise, qu’il s’agisse de la communication de la marque elle-même, ou des publications de tiers. Pour une marque, la notion d’e-réputation est relative à la nature des propos qui la concernent et qui sont les plus visibles sur Internet : inexistants, neutres, positifs, ou négatifs. Concrètement, quand je tape le nom d’une marque ou du’nbe personne (corporate) dans un moteur de recherche, qu’en ressort-il ? Si les premières publications sont neutres (site de la marque, page Wikipédia) ou négatifs (article de blog assassin, avis défavorable sur un site d’avis consommateurs), il faudra agir rapidement pour soigner son e-réputation. En effet, 77 % des internautes préparent leur achat sur Internet via les moteurs de recherche….

Les relations publiques sont l’ensemble des méthodes et des techniques utilisées par des organisations (entreprises, associations, institutions) pour informer les publics de leurs réalisations, promouvoir leur image de marque, susciter de la sympathie à leur égard. Lorsque le Web social n’existait pas, les journalistes étaient les premiers relais d’opinion, d’où l’importance des relations presse. Aujourd’hui, avec l’avènement du Web 2.0, les relais d’influence se sont multipliés. Par conséquent, on ne peut plus se permettre de faire une campagne de relations presse sans prendre en compte les acteurs du digital.

Alors, à part les journalistes Web, il faudra détecter les blogueurs et spécialistes du secteur. Certains  sont des acteurs du Web ayant un  poids auprès des internautes dans leur domaine et s’exprimant sur une ou plusieurs plateformes (Youtube, Twitter, Instagram, LinkedIn…).

Cela demande d’avoir une approche différente : un journaliste est un professionnel, un blogueur pas toujours. Il faut savoir adapter son discours en fonction de son destinataire.

Consultance et gestion du web par un bureau PR…

L’animation des plateformes sociales est l’aboutissement d’une stratégie de communication menée avec la marque pour soigner sa visibilité en ligne (et donc son e-reputation). Il faut savoir définir une ligne éditoriale destinée aux réseaux sociaux. Cela nécessite un certain nombre de recherches sur son environnement, son champ de compétences et sa clientèle. Il faut définir quels réseaux sociaux sont les mieux adaptés à ce client et à la diffusion de ses messages, puis animer ces plateformes avec du contenu exclusif, des actualités liées à la société et à son métier.

De la veille et beaucoup de rédactionnel….Ainsi,  il existe sur le Web de nombreux outils pour “monitorer” ce qui se dit d’une marque sur l’ensemble des médias sociaux. Ils entrent en ligne de compte dans la gestion de l’e-reputation, il est donc nécessaire de les gérer : répondre aux internautes qui nous interpellent via Facebook, Twitter ou une autre plateforme sociale, les faire réagir avec des publications dédiées à la marque ou à son univers, ou encore les récompenser par le biais de jeux ou de concours.

Le Community Management prend tout son sens et est essentiel dans tout plan RP…cela devient un automatisme mais nécessite une méthodologie adaptée à l’ère des médias sociaux…

A FAIRE OU PAS…LA CONFERENCE DE PRESSE

 En ce début 2014…beaucoup souhaitent communiquer mais…faut-il faire ou pas une conférence de presse en plus d’envoyer des infos à la presse?

 La conférence de presse offre l’avantage de jouer sur deux éléments clés d’une stratégie de communication.
C’est un excellent moyen de communiquer une information unique à un grand nombre d’interlocuteurs en étant (presque) assuré de retombées positives. Et, c’est une excellente occasion d’établir des contacts privilégiés avec les journalistes et d’évaluer le niveau de la relation à long terme que l’on tente de créer. La conférence de presse dispose donc d’un statut particulier dans l’esprit des responsables de presse.

 Avant d’en concrétiser l’idée, il convient de répondre à ces 5 questions :

1/ Avons-nous une bonne raison d’organiser une conférence de presse ?

Lancement de produit, présentation des comptes, bilan d’une opération, riposte à une rumeur… On ne mobilise pas les journalistes autour de n’importe quel sujet d’autant qu’il faudra encore pouvoir alimenter l’information de base avec des développements suffisants. Le contenu est donc essentiel.

2/ Nos informations ont-elles un intérêt particulier pour le public ?

Votre information doit non seulement faire bouger les journalistes mais plus encore, générer des retombées rédactionnelles. Une conférence de presse ne peut s’organiser sur base de la seule volonté de l’entreprise de communiquer, sauf si sa situation (cotation boursière) ou sa taille ne l’impose. Il convient donc d’évaluer le poids des informations transmises dans le contexte d’actualité du moment pour espérer les voir relayées.

3/ La conférence est-elle le meilleur vecteur pour cette information ?

Une conférence de presse est l’inverse d’un scoop. Les journalistes n’aiment pas trop le fait de recevoir, tous en même temps, une information identique. Il est d’autre part impératif que son sujet concerne tous les supports de presse et non une partie d’entre eux. C’est pour ces deux raisons que la majorité des conférences de presse s’apparentent aujourd’hui à des «points- presse» qui abordent plusieurs sujets pour que chacun puisse y trouver son compte. Gardez à l’esprit que la conférence de presse est, a priori, dans l’esprit des journalistes une perte de temps. Ayez une réelle valeur-ajoutée.

4/ Disposons-nous des intervenants compétents pour l’animer ?

L’intérêt pour les journalistes d’assister à une conférence de presse pourrait être la possibilité offerte de rencontrer un panel de responsables qu’ils n’ont pas l’occasion de rencontrer dans d’autres circonstances. Animer une conférence de presse n’est pas simple et demande une préparation et une grande capacité de réflexion pour faire face aux questions des journalistes durant la conférence comme lors de la rencontre informelle qui suit.

5/ Avons-nous les moyens de notre ambition ?

La conférence de presse c’est également l’image de l’entreprise traduite dans l’art de recevoir ses invités.
Organisation générale, location de salle, restauration et autres facilités pour les journalistes ne peuvent souffrir le moindre commentaire désobligeant sous peine de ternir l’ensemble de la rencontre.

Bref, réfléchissez en amont de l’organisation d’un tel event…cela est cher et cela n’a pas toujours l’impact souhaité…un bon communiqué de presse suivi de quelques interviews ciblées…est parfois plus efficace.

A suivre…

GEREZ VOTRE INTERVIEW FACE A LA PRESSE/MEDIA…

La formule de l’interview est évidemment très prisée par les journalistes qui ont la possibilité de faire vivre l’information, de la personnaliser.
Pour la majorité des interviewés, au contraire, c’est une épreuve!
Explications et Tips…

Pour éviter tout malentendu, il est important de se poser une question avant d’accepter une entrevue avec un journaliste: « ai-je intérêt à m’exprimer et mettre mon entreprise en évidence?». Vous êtes libre de refuser une interview sans que cela ne porte préjudice à votre image. Mais si vous acceptez le principe, il faudra l’assumer jusqu’au bout et avoir préparé certaines réponses.

Gardez à l’esprit que les deux intervenants n’ont pas le même but lors de cette rencontre.

Attention….Le chef d’entreprise utilise la presse pour faire passer son message alors que le journaliste essaie d’obtenir le plus d’infos possibles pour rédiger son article.

La demande de rencontre émane souvent du journaliste, séduit par un communiqué ou un dossier de presse. Pour que les deux intervenants tirent le meilleur parti de cette rencontre, il est important de:

 1/ Cerner la démarche du journaliste

  • Une demande d’interview de la part d’un journaliste a toujours un objet, un motif. Ce dernier doit être clairement défini pour vous permettre de réfléchir au contenu de votre discours. Prévoyez les  questions que vos propos susciteront, identifiez des exemples à donner.
  • Si vous sollicitez une entrevue, soyez certains,  avant de prendre rendez-vous, que l’objet de votre rencontre en vaille la peine. Fixez  également  le cadre de la discussion. Quelques      jours avant l’entrevue, il vous est loisible d’adresser certains éléments  d’informations au journaliste pour qu’il puisse préparer ses questions.
  • Avant l’interview, demandez au journaliste s’il est  freelance. Si c’est le cas, souvenez-vous qu’il peut utiliser  son entrevue dans tous les supports auxquels il collabore. Vous devez      connaître ces supports car les questions seront différentes en fonction du  public auquel l’interview s’adresse. Pour plus de facilité, vous pouvez  convenir du support dans lequel paraîtra votre discours.
  • Un journaliste n’en sait jamais autant que vous sur  le sujet qui vous concerne. Il est très important de pouvoir évaluer ses connaissances sur le sujet ou du secteur qui vous occupe. Adaptez votre discours comme votre vocabulaire.      Evitez tout recours au jargon de métier et demandez régulièrement à votre interlocuteur s’il vous suit dans vos explications.

 2/ Préparer le message

  •  Il est impossible de tout dire lors d’une rencontre avec un journaliste. La préparation de votre message impose de déterminer une idée forte, un contenu qu’il faudra tenter de faire passer. Cette idée doit pouvoir coller avec l’angle présenté par le journaliste pour justifier l’interview.
  • Soyez conscient que c’est toujours le début de l’interview que le journaliste retient. Le message essentiel à faire passer doit donc être transmis le plus rapidement possible. Il convient donc de hiérarchiser les informations.
  • A la langue de bois et aux néologismes, préférez les chiffres parlants. Votre message doit pouvoir être compris par le plus grand nombre. Utilisez des mots précis et des exemples.

3/ Jongler avec les questions

  •  Le journaliste veut savoir le « pourquoi » et le « comment » des choses. Ce sont les deux questions essentielles qui reviennent dans toutes les interviews. Même si elle ressemble parfois à une agression, la question “pourquoi” est la première posée. Il faut y répondre dans tous les cas de figure. Suivra alors la question “ comment ” qui vous permettra d’illustrer votre propos.
  • Lorsque votre entreprise évolue dans un contexte d’actualité ou sujet à la polémique, vous devrez vous attendre à une question piège. Une question qui sort du sujet mais dont l’actualité impose qu’elle soit posée. L’essentiel dans ce cas est de ne pas se démonter. Répondez calmement, c’est souvent la seule chose que souhaite le journaliste.
  •  Vous avez toujours la possibilité de refuser de répondre à une question. On estime généralement les raisons au nombre de trois:
  •  Les questions trop larges qu’il convient de recadrer au risque de vous faire balader pendant le reste de l’interview.
  •  Les questions irrecevables qui contiennent un jugement a priori de la part du journaliste.
  •  Les questions gigognes qui démontrent une méconnaissance du sujet et perturbent votre schéma.
  •  N’utilisez le “ off the record” qu’avec parcimonie pour répondre à une question. Informer un journaliste d’un fait particulier et confidentiel pour compléter son information ne peut se concevoir qu’avec des gens que vous connaissez et en qui vous avez confiance. La majorité respecte la règle, la minorité peut vous nuire sérieusement.

 TIPS:

  • On ne demande pas à un journaliste de relire l’article auquel vous avez participé avant parution. La seule chose que vous puissiez exiger est de relire vos citations. En général, cela ne donne aucune indication sur le reste de l’article. Ce genre de demande instaure un mauvais climat peu propice à une saine collaboration.
  •  Les journalistes préfèrent se rendre dans l’entreprise pour l’interview, pour être dans l’ambiance de l’entreprise. Soyez naturel et vrai dans votre attitude comme dans vos réponses. Attendez d’avoir rencontré plusieurs journalistes avant de vous rallier aux idées reçues que véhicule la presse!

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